L’Îlet Chancel est un des 10 Ilets du Robert  , le plus au nord de la Baie du Robert (à part l’Îlet Loup Garou) et c’est le plus grand ilet de la Martinique, le premier Îlet le plus visité après ilet Madame. Il baigne dans l’océan Atlantique entouré de la pointe Rouge continentale, de l’Îlet de la Grotte, ilet petit Piton, ilet à eaux et ilet aux rats.
Anciennement appelé Îlet Monsieur, puis Îlet Ramville et l’Îlet devient Chancel en 1891 (propriétaire  Mr Bally). Sa superficie est de 0.702405 km² (2.1 km x 960 m), il fait 80 hectares, possède une altitude maximale de 68 mètres et se trouve pourvu de plusieurs petites anses à sable blanc ainsi qu’un fond blanc à proximité.

6 raisons majeures de visiter l’Îlet Chancel

1- Fond Blanc splendide
2- Présence d’iguanes très rare au monde (Iguana delicatissima)
3- Voir un Figuier Maudit
4- Voir un mûrier pays, espèce en voie d’extinction dans l’île
5- Site archéologique
6- Graffiti et mystère de ses auteurs

Rappels et informations pratiques pour la visite de l’Îlet Chancel

l’Îlet Chancel est un espace protégé par Arrêté n° 053644 de protection de biotope, d’habitat naturel ou de site d’intérêt géologique datant du 21.11.2005 [1], l’accès et la circulation est strictement interdite sauf à la plage du Trapèze et sur le site archéologique de l’ancienne poterie et four à chaux.  Ce patrimoine de la Martinique est également une propriété privée sur certains espaces, d’où la présence de grillages empêchant la libre circulation.

Comment visiter l’Îlet Chancel

On accède à l’ilet Chancel uniquement par voie maritime, en bateau ou en kayak, principalement par 2 lieux d’ancrage que nous allons détailler ci-dessous.

Iguane des Petites Antilles en danger d’extinction visible sur l’Îlet Chancel

Iguana delicatissima est une espèce endémique des petites Antilles en voie d’extinction principalement par manque d’habitat. Heureusement, sur l’Îlet Chancel les iguanes ont été recensés au nombre de 400 (de plus de 3 ans d’âge) en 2004, 900 en 2007 (Breuil).
Cette espèce rare trouve sur le territoire de l’Îlet Chancel un environnement favorable et assez de protections environnementales pour développer sa population.
En visitant l’Îlet Chancel, particulièrement sur le site archéologique, vous avez de grandes chances d’en voir ! Les mâles sont de couleur grise, les femelles vertes puis deviennent marron-grises en vieillissant (dimorphisme sexuel très accentué pour cette espèce).

Site archéologique de l’Îlet Chancel : Ancienne poterie et fours

Des vestiges de l’activité sucrière passée sont visibles sur l’Îlet Chancel.
Vous pourrez voir les ruines d’un four à poterie, d’un cachot, d’un four à chaux, d’un puits ou encore d’un four à pain ; dont certains de ces vestiges sont classés comme monuments historiques au patrimoine de France. Il y aurait d’autres sites archéologiques non découverts, à repérer et documenter sur l’Îlet d’où la visite régulière de scientifiques. (autorisés par arrêté préfectoral à arpenter tout l’Îlet).

Les figuiers maudits de l’Îlet Chancel

Le figuier maudit (plus connu sous son nom vernaculaire figuier étrangleur, désignant plusieurs espèces principalement du genre Ficus qui germent sur un arbre-hôte) est un arbre épiphyte typique des zones tropicales à la foret primaire ou secondaire avancée. Un oiseau (ou une chauve-souris présente sur l’Îlet Chancel) dépose une de ses graines sur une branche d’un arbre quelconque et la graine devient elle même un arbre qui développe des racines aériennes vers le sol et des branches vers le ciel pour capter la lumière. Il se développe et étrangle l’arbre sur lequel le figuier maudit est né jusqu’à ce que l’arbre support meurt. Le figuier maudit est alors autonome et autoportant, avec un tronc creux (espace de l’ancien arbre). Sur l’Îlet Chancel, vous verrez des figuiers maudits (près du site archéologique notamment), son intérêt écologique est majeur puisqu’il sert la prolifération des insectes.

Les graffitis de l’Îlet Chancel

Situé dans une cavité du site archéologique, les graffitis de l’Îlet Chancel représentant des bateaux ont fait couler beaucoup d’encre et aujourd’hui encore, on n’est pas absolument sûr de leurs origines. La rumeur voulait que la cavité soit utilisée comme cachot et que d’anciens esclaves y aient dessiné les bateaux qui les avaient transportés d’Afrique en Martinique. Théorie démentie après que certains scientifiques se soient penchés sur le problème. Il semble plus probable que ce soit des dessins exécutés par des soldats de la marine ou marins au XVIIIème siècle.